Un animal attend
Samy est un jeune malinois plein d'énergie et de potentiel. Il a un besoin vital d'une famille active et engagée maintenant, pas dans six mois ou après des années d'enfermement destructeur.
Son nom est Samy
Samy a été trouvé attaché à un arbre dans la forêt de Soignes. Aujourd'hui il attend dans un refuge d'État. Une famille a voulu l'adopter. On lui a dit non — avec mépris.

Après la perte de mon compagnon de 10 ans, décidé à offrir un foyer à un nouvel animal, j'ai voulu privilégier les refuges belges.
Ce choix m'a mené chez Veeweyde, d'abord à Turnhout, puis à Anderlecht. Ce qui devait être une démarche d'adoption responsable s'est transformé en un parcours kafkaïen, révélateur de dysfonctionnements où l'humain et l'animal finissent tous deux perdants.
Mon regard s'est d'abord arrêté sur Lilou, une Staffy hébergée à Turnhout. Sa fiche décrivait une chienne sociable, compatible avec une vie de famille et des enfants malgré un lourd passé et de sérieux problèmes de santé. Touché par son profil, j'ai posé ma candidature en m'engageant d'emblée à assumer l'intégralité de ses besoins médicaux.
Sans retour de leur part, j'ai téléphoné pour fixer un rendez-vous. Refus catégorique. J'ai insisté : nouveau refus.
En demandant pourquoi, le discours a subitement changé. On m'a alors dépeint une tout autre chienne : difficile d'approche, garantissant une rencontre sous tension. Devant un tel décalage avec le profil publié, j'ai demandé des explications. Rien sur le profil du site web laisse présager de l’agressivité. La justification a fusé :
On doit bien présenter un profil positif sur le site.
Une parade bien commode. La description du site était très probablement fidèle à la réalité, mais noircir soudainement le tempérament de Lilou au téléphone fournissait au refuge le prétexte idéal pour clore l'échange et justifier son refus.
Devant cette mauvaise foi manifeste, je n'ai pas insisté davantage.
Quelques semaines plus tard, refusant de rester sur un échec, j'ai accordé une seconde chance à l'association en contactant le centre d'Anderlecht. C’est là que j’ai découvert Samy, un jeune berger malinois.
Sur place, le samedi en visite libre, le premier contact est rude : Samy est inabordable à cause du stress. Il faut attendre une semaine pour obtenir un créneau hors du box, faute de personnel pour le sortir plus tôt.
Cette rencontre individuelle change tout : Samy se montre sous un jour magnifique, encadré par un soignant compétent et attentif. Rassuré, je remplis le formulaire d'adoption. La visite de contrôle organisée à mon domicile la semaine d’après confirme la faisabilité du projet : aucun feu rouge, aucune réserve.
Malgré les avis mitigés circulant sur internet à propos du centre, je voulais croire à leur rigueur et à leur sens du bien-être animal. J'avais tort.
Chez Veeweyde, la procédure impose trois visites préalables. Lorsque je me présente pour la deuxième rencontre, la coordinatrice m'annonce une nouvelle sidérante : quelques jours plus tôt, Samy a été confié à une autre famille.
Pire encore : il a été ramené au refuge en moins de 24 heures pour avoir mordu la fille adolescente du foyer.
Dans quelles circonstances ? Quels signaux précurseurs ont été ignorés ? S'agit-il d'un pincement d'avertissement ou d'une morsure grave nécessitant des points de suture ? Veeweyde n'en sait strictement rien. Aucune question ne semble avoir été posée aux adoptants éphémères.
Cette situation soulève deux constats accablants :
Malgré cet incident non documenté, je refuse d'abandonner Samy à son sort. Je confirme mon souhait de poursuivre la procédure d'adoption.
C'est au moment de caler le troisième et dernier rendez-vous que le couperet tombe : refus catégorique au motif que je n'ai pas de jardin.
Ce motif est ubuesque : l'absence de jardin avait été signalée dès le premier jour, inscrite noir sur blanc sur le formulaire d'adoption et validée sur place lors de l'enquête à mon domicile.
Pour sortir de cette impasse bureaucratique, j'ai sollicité l'aide d'une comportementaliste canine reconnue. Elle a accepté d'intervenir pour dialoguer avec la direction. Une semaine plus tard, nouveau retournement de situation : le refuge lui assure que le jardin n'a jamais été un obstacle, mais que j'aurais simplement semblé « pressé et peu à l'écoute » lors du dernier échange. La direction affirme alors être prête à me recevoir de nouveau.
Je rappelle immédiatement pour caler le rendez-vous. On me promet un rappel rapide qui ne vient jamais. Deux jours plus tard, je joins enfin une responsable. Le verdict retombe, froid :
Refus maintenu. Pour absence de jardin.
Lorsque je mentionne les propos exactement inverses tenus à la comportementaliste quelques jours plus tôt, mon interlocutrice n'a opposé qu'un silence embarrassé.
Puis, plus rien.
Aujourd'hui, Lilou et Samy sont toujours au refuge, enfermés dans leurs boxes.
Notre démarche
Samy est actuellement hébergé au refuge Veeweyde, à Anderlecht. Ce site documente notre expérience personnelle d'adoption auprès de ce refuge et donne la parole à toutes les personnes qui ont vécu des choses similaires.
Samy est un jeune malinois plein d'énergie et de potentiel. Il a un besoin vital d'une famille active et engagée maintenant, pas dans six mois ou après des années d'enfermement destructeur.
Une candidature d'adoption sérieuse, documentée et encadrée par des professionnels a été balayée sans explication cohérente, dans une opacité bureaucratique déconcertante.
Les avis publics Google Maps et les plateformes communautaires font état de nombreux témoignages similaires d'adoptants découragés ou injustement refoulés par ce centre. Rassemblons ces voix.
Demandez aux autorités compétentes et au conseil d'administration du refuge la révision impartiale du dossier de Samy, ainsi qu'une charte de transparence stricte sur les motifs de refus d'adoption en Belgique.
Signataires engagés
Objectif visé : 100 signatures